Archive pour la catégorie ‘Pleins feux sur’

EVOLUTION STATUTAIRE : UN SITE INTERNET POUR INFORMER LE « 5e DOM »

Jeudi 10 décembre 2009

Afin de pallier le manque d’informations à l’usage des Domiens de l’hexagone, sur ce brûlant sujet qu’est la consultation des 10 et 24 janvier, Patrick Karam lançait hier son site internet : wwwconsultationoutremer.fr

Les présidents des collectivités territoriales l’avaient demandé, lors de leur rencontre du 7 octobre avec Nicolas Sarkozy, le Président de la République l’a donc décidé : la consultation placera, les 10 et 24 janvier prochains les Guyanais et les Martiniquais face à leur avenir, ou tout au moins à leurs responsabilités. Le 1O janvier, les populations de ces deux départements seront en effet  appelées à se prononcer pour leur maintien dans l’article 73 (département français, comme c’est le cas depuis 1948) ou pour le passage à l’article 74 (celui par exemple de la Polynésie Française depuis 1977, ou plus récemment de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, dans les Antilles) c’est-à-dire  un statut qui tient compte des intérêts propres de chacune d’elles au sein de la République.

Le 24 janvier, la Martinique et la Guyane devront se prononcer sur leur passage ou non à une collectivité unique (fusion des conseil général et régional)

Pourquoi une consultation plutôt qu’un référendum ? Parce que ce dernier est prévu par la constitution pour être organisé au niveau national, pas au niveau des régions. Il fallait donc trouver un autre terme qui, la communication étant on le sait, chère à ce gouvernement, puisse être suffisamment rassurant …

Ce site, mis en route depuis hier par le délégué interministériel à l’égalité des chances des français d’Outre-mer,  permettra aux Domiens de ce qu’il est convenu d’appeler « le 5e DOM » (du moins jusqu’à ce que Mayotte devienne département), de s’informer sur les textes de loi, de lire les « éclairages » et les « opinions » de plusieurs élus ou personnalités (Marie-Luce Penchard, Guy Carcassonne,  Lilian Malet ou Serge Letchimy….), de tchater en direct avec les élus (un rendez-vous est prévu très prochainement avec Victorin Lurel, président de la Région Guadeloupe), mais aussi de  voter soit pour la Guyane, soit pour la Martinique.

Guadeloupéens et Réunionnais sont également conviés à apporter leur contribution car l’impact du résultat de cette consultation sur ces deux départements semble évident à court, moyen ou long terme…Au moins pour les Guadeloupéens, les Réunionnais ayant fait inscrire en 2003 dans la constitution un alinéa « qui l’exclut du bénéfice d’une délégation du pouvoir législatif accordée à d’autres entités comme la Guadeloupe, la Guyane ou la Martinique. »

LE FICHAGE ETHNO-RACIAL UNE INFRACTION PENALE !

Vendredi 27 novembre 2009

Le 13 novembre 2008, le Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer confiait comme mission à SOS Racisme et la Fédération des Maisons des Potes, d’enquêter sur la réalité du problème du fichage ethnique.

Dans le rapport, remis au début du mois de novembre à Patrick Karam, on s’aperçoit que ces pratiques, loin d’être en recul comme le voudrait l’évolution de la société, perdurent encore dans de nombreuses entreprises ayant pignon sur rue et que, lorsque des entreprises ont recours à de telles identifications, l’utilisation qui en est faite mène tout naturellement à la discrimination pure et simple.

D’ailleurs le rapport de SOS RACISME et la Maison des Potes commence ainsi :

« Le fichage ethnique, racial ou territorial a des conséquences non négligeables pour les

individus, mais, par répercutions, pour la société dans son ensemble. Ce sont les Droits

de l’Homme qui sont atteints dans leur essence même. En effet, en catégorisant, on ne

considère plus un Homme comme un citoyen dans son intégrité toute entière mais

comme un Homme différent. Les individus deviennent donc des citoyens de souscatégories,

avec des droits minoritaires. »

On y apprend que la constitution de fichier ethno-racial effectué par les agences immobilières (pour certaines d’entre elle il existe même un « code de nationalité » ) et pire encore, par l’OPAC ou les offices HLM comme celui de Vitry-sur-Seine où les Antillais sont « dosés »par cage d’escalier, est une pratique courante.

On y apprend également que Le fichage de données ethno-raciales dans le domaine de l’emploi de grandes enseignes, les mentions « BBR » et « non-BBR » sont régulièrement utilisées.

Que dans telle grande compagnie, il existe même une «  typologie raciale des hôtesses de l’air »

Ou que dans tel grand parc d’attraction, on a mis en place une catégorisation ethno-raciale des salariés, privilégiant les européens afin de ressembler à la clientèle …

Il ne s’agit pas d’être naïfs non plus : dans d’autres pays d’Europe, (la Belgique par exemple), ces pratiques sont courantes et la France ne fait certes pas exception ; mais on peut craindre, au moment où le gouvernement ouvre un débat sur une « identité nationale française », un excès de zèle, une mauvaise interprétation qui pourraient en découler alors que des entreprises classent déjà leurs salariés ou les candidats à l’embauche en deux catégories : les Français blancs de type européen d’un côté, les individus colorés de l’autre.

www.poteapote.info - www.sos-racisme.org


Public Private Partnership Africa

Mardi 3 novembre 2009

Du 1 décembre au 2 décembre à Tunis

La Banque africaine de développement organise  la 1ère Conférence internationale de partenariat public-privé Africains qui mettra l’accent sur l’infrastructure, l’énergie et les transports.

La conférence aura lieu à Tunis du les 1er et 2 Décembre 2009 au Ramada Plaza Tunis, en République de Tunisie. L’événement sera organisé en collaboration avec l’AME Trade Ltd, Royaume-Uni.
La Conférence internationale de partenariat public-privé Africains fournira une plate-forme à toutes les parties prenantes pour promouvoir le développement des infrastructures, examiner les défis et opportunités dans l’énergie, les transports et les secteurs d’infrastructure en Afrique.
S’appuyant sur l’expérience des PPP dans certaines régions d’Afrique et autres pays, l’événement examinera les principes sous-jacents nécessaires à l’établissement d’ordre juridique, politique et économique afin de mettre en œuvre cette initiative.
La conférence fournira une plate-forme définitive pour les cadres supérieurs représentant de l’industrie, conseillers ministériels, conseillers juridiques, financiers, sponsors et autres professionnels intéressés à initier des projets de PPP avec les gouvernements pour obtenir la source d’information sans précédent, pour mieux comprendre, partager des connaissances et des expériences et promouvoir l’avenir des projets PPP.
En outre, la conférence proposera une analyse économique et stratégique et sectorielle, un aperçu financier, juridique et politique, une analyse pays par pays, le renforcement des capacités, la gestion des risques. Pour les questions d’ordre technique, est prévue une visite sur le terrain dans une infrastructure de projet PPP, à Tunis.
Le thème principal de la conférence est «la mise en œuvre des politiques gouvernementales, par le biais de partenariats public-privé en Afrique».

Pour plus d’informations :

Contact : Public Private Partnership Africa Conference ou 1 - 2 December 2009, Tunis, Tunisia
E-mail : dancoberman@ametrade.org
Site : http://www.africappp.com

L’Ile Maurice célébrée par la Fondation Mo Ibrahim

Dimanche 25 octobre 2009

La Fondation Mo Ibrahim (projet africain lancé dans le but, entre autres, de stimuler le débat sur une bonne gouvernance dans les pays d’Afrique sub-saharienne et dans le monde), qui a mis au point un indice de bonne gouvernance doté de 84 critères différents pour juger les 53 pays d’Afrique, vient de déclarer l’Ile Maurice vainqueur de ce palmarès pour 2009. Viennent ensuite le Cap-Vert, les Seychelles, le Bostwana et l’Afrique du Sud.

En queue de liste sont coincés le Zimbabwé, le Tchad et la Somalie. Il apparaît que l’Afrique Australe est la région la plus dynamique du point de vue économique et en matière de droits de l’homme du continent, suivie de près par l’Afrique du Nord.

Tismée ou la douleur du métissage

Dimanche 25 octobre 2009

Mêlant chansons, musique, comédie, danse et slam, le spectacle de Rubia Matignon affiche son métissage jusque dans la trame de sa mise en scène. Les musiques empruntent des influences arabo-andalouses, reggae, world, R’nb… Les comédiens eux-mêmes (Rubia Matignon, Aurélie Konaté –découverte dans l’édition 2002 de Star Academy-, Félix Sabal-Lecco, Khalil Maouene) présente une belle diversité d’origines et de compétences, tour à tour comédiens, musiciens ou chanteurs.

L’unité de lieu : un quai du port de Marseille, l’unité de temps : la nuit, mise en scène par des effets de lumière qui permettent de changer de lieu et de temps à volonté. Le spectacle raconte l’épopée de Tismée (Aurélie Konaté) qui découvrira au fil de l’histoire la part inconnue de culture en elle, la musique, les coutumes qui lui paraissent si incongrues, voire, effrayantes.

Sur fond de racisme ordinaire, presque anodin car fait de petits mots blessants mais inconscients mais aussi de franche ignorance, Tismée est un spectacle sur la difficulté parfois, qu’il y a à être métisse, sur la pression sociétale qui veut que l’on doit, quand on est issu de la double (et parfois triple !) appartenance, absolument choisir son camp ! Ainsi, Tismée décidera t’elle, peut-être, de devenir tout à fait africaine….

http://www.tismee.com/index.htm

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Félicitations, Monsieur le Président !

Vendredi 9 octobre 2009

La nouvelle vient de tomber : le prix Nobel de la paix a été attribué ce matin au président américain Barack Obama “pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples »a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.

Si la surprise est de taille, la décision aura rarement été aussi juste.

Car Barack Obama est sans conteste un président totalement inédit dans un monde où les conflits et leur gestion prennent le pas sur l’humain et ses droits les plus fondamentaux.

Inédit, en effet car déclarer lors d’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité que : “Nous ne devons jamais cesser nos efforts avant de voir le jour où les armes nucléaires auront été éliminées de la surface de la Terre” ne manque pas de courage dans un monde aussi cynique !

De même que vouloir relancer le processus de paix isralo-palestinien ou décider de fermer la très controversée prison de Guantanamo, où sont encore détenues 223 personnes, ne manque pas non plus d’optimisme et de détermination !

Certes, me direz-vous : le Président des Etats-Unis reste toutefois confronté à deux conflits majeurs: en Irak mais surtout en Afghanistan, où la situation se dégrade au point que d’évoquer un nouveau Vietnam, mais à la lecture de son discours prononcé au Ghana (à lire en intégralité sur le blog de Brune), on peut croire qu’avec Barack Obama, une nouvelle ère est en marche, où les puissants de ce monde auront à cœur le respect de tous les peuples mais par le développement et non par la coercition.

Le prix lui sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).

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Barack Obama, l’Afrique et les leçons du Ghana

Samedi 3 octobre 2009

“Me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome, à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra. C’est la simple vérité d’une époque où les connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des Etats-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la progression des droits de l’homme pour tous les peuples.

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part; je considère l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des Etats-Unis en faveur de l’avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel”…

Nous devons partir du principe qu’il revient aux africains de décider de l’avenir de l’Afrique…

Aujourd’hui je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables. Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’Histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respecte la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections, il faut voir ce qui se passe entre les scrutins…

Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20% ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu… Alors ne vous y trompez pas : l’Histoire est du côté de ces courageux africains et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’état ou qui modifient les Constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation… Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance. J’ai demandé à mon gouvernement d’accorder d’avantage d’attention à la corruption dans notre rapport sur les droits de l’homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d’obtenir une éducation sans avoir à verser de pots de vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que fera l’Amérique.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération, le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaires d’Africains dans mon propre pays d’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l’esprit d’entreprise - la question est de savoir comment s’assurer qu’ils réussissent ici, dans leur pays d’origine…

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l’Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable… C’est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l’Afrique. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’aide à l’étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire… Cela aussi dans notre propre intérêt - parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s’ensuit que de nouveaux marchés s’ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l’amélioration de la santé publique… trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent à un accouchement, nous savons qu’il reste des progrès à faire. Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins ou d’infirmiers africains s’en vont à l’étranger ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation  crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base…

Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays… Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience, mais aussi dans notre intérêt commun. C’est pourquoi mon gouvernement s’est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis…

En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d’une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée,non pas par la maladie, mais par les êtres humains ? Soyons bien clairs, l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent  perpétuellement en guerre… Tous ces conflits pèsent sur l’Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes  tous répartis selon son identités diverses de tribus et d’ethnies, de religions et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d’une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIe siècle.

La diversité de l’Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans la paix et dans la sécurité; avoir accès à l’éducation et à la possibilité  de réussir; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune… Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

Looty et la lumière du cristal

Mercredi 30 septembre 2009

Le week-end dernier se tenait à Paris dans le 11e, la World’s Fashion Week (salon de mode afro caribéenne) Brune y a rencontré une des artistes imaginatifs et colorés.

Laure Malanda : les bijoux de Looty

bijouxdelooty.com

Vous travaillez les composants CRYSTALLIZED™ - Swarovski Elements. Pourquoi ce choix plutôt que d’autres matériaux ?

Ce que j’aime et qui m’inspire, ce sont les couleurs et la lumière ; à ce jour, aucun matériau ne propose une telle palette de formes et de couleurs ni une telle captation de la lumière. Le cristal vit littéralement, il est différent selon l’éclairage… Les composants CRYSTALLIZED™ - Swarovski Elements me permettent réellement de m’exprimer.

C’est un matériau très à la mode : est-ce difficile dans ces conditions de créer des pièces originales ?

Je crois que la problématique de l’originalité est la même que l’on travaille le bois, le métal, le cuir ou le cristal. Chaque créateur a sa propre sensibilité qui se ressent à travers sa façon de travailler le matériau qu’il a choisi. Pour ma part, j’ai travaillé les pierres naturelles et semi-précieuses ainsi que le verre de Murano mais seul le cristal stimule ma créativité sans relâche.

Vous l’avouez vous-même, vous avez pris des risques en quittant une carrière commerciale pour vous lancer dans la création de bijoux; quels conseils pourriez-vous donner à d’autres jeunes femmes qui hésiteraient encore ?

Ma ligne de conduite est de vivre mon rêve jusqu’au bout et de faire les choses à fond… Le seul conseil que je me hasarderai à donner (en toute humilité car mon expérience est récente), c’est de ne jamais baisser les bras : si vous décidez de vous lancer, faites preuve d’une détermination sans faille et ne laissez personne vous dire que vous n’y arriverez pas.

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L’art comme thérapie de la vie

Lundi 28 septembre 2009

Le week-end dernier se tenait à Paris dans le 11e, la World’s Fashion Week (salon de mode afro caribéenne) Brune y a rencontré une des artistes imaginatifs et colorés.

Gary Pierre, plasticien

Qu’est-ce qu’une initiative comme la World Fashion Week peut selon vous apporter aux créateurs ?

Une initiative telle que la World’s Fashion, c’est de la visibilité pour les créateurs

même si parfois les ventes ne sont pas à la hauteur des investissements. En exposant son travail au public, le créateur interroge celui-ci car c’est lui qui décidera de la réussite ou pas du créateur. La presse permet au créateur de se forger une crédibilité au fil du temps.

Diriez-vous que votre style emprunte beaucoup à l’art naïf ?

Mon style emprunte à tout ce que j’ai vu depuis ma naissance,  je me demande si l’art naïf existe vraiment, sachant que toute démarche créative est la suite d’une réflexion.

Votre expression est très éclectique (vous peignez, sculptez…); dans quel style vous sentez-vous le plus à l’aise ?

J’aime tout, celui qui apaise mon âme, celui qui me repose, l’art s’exprime à travers des gestes dictés par le conscient, le pré conscient, l’inconscient, et le subconscient. Je dirai que la peinture ou la sculpture sont des thérapies de la vie…

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Maud Villaret, la récup ethnique et l’invitation au voyage

Lundi 28 septembre 2009

Le week-end dernier se tenait à Paris dans le 11e, la World’s Fashion Week (salon de mode afro caribéenne) Brune y a rencontré une des artistes imaginatifs et colorés.

Maud Villaret, de Toubab Paris :

www.toubabparis.com

Vos créations utilisent beaucoup  la récup et le détournement d’objets; une réponse à une société de surconsommation ?

Certainement, mais aussi parce que j’ai toujours aimé travailler sur le détournement des fonctions….  j’ai toujours récupéré plein d’objets, collectionné mille choses inutiles ! Je n’aime pas jeter et j’aime l’originalité…. alors avec Toubab paris tout se récupère et se transforme !

Vous vous investissez beaucoup dans le mode de vie éthique (vous travaillez avec les enfants démunis au Mali); n’avez-vous pas peur que pour le public, cet esprit ne soit qu’une mode ?

J’espère que non ! Malheureusement il y a beaucoup de personnes qui se targuent d’avoir un mode de vie ou de production éthique et qui dans les faits, ne l’ont pas vraiment….c’est un effet de mode car c’est vendeur.  Heureusement, les gens sont aussi nombreux à s’investir dans des projets artistiques et humains très intéressants.

La thématique du voyage est très présente dans votre travail mais la valise l’est encore plus, pourquoi ?

Tout simplement parce qu’il n’y a pas meilleur objet pour symboliser le voyage, les racines, l’appartenance, le lien…. la mixité….etc…

Valise E (Toubab Paris)

Valise E (Toubab Paris)

Collier Mamadogo (Toubab Paris)

Collier Mamadogo (Toubab Paris)

Valise B1 (Toubab Paris)

Valise B1 (Toubab Paris)