L’affaiblissement des défenses immunitaires joue à lui seul un rôle majeur dans le risque de survenue des cancers chez les patients séropositifs, selon une étude française portant sur le cas de plus de 50 000 patients suivis entre 1998 et 2006. “Plus le déficit immunitaire est prononcé et plus le risque de cancers augmente, ceci de façon indépendante des autres facteurs de risques”, selon un groupe de chercheurs soutenu par l’Agence nationale française de recherche sur le sida (ANRS).
Cela plaide en faveur d’un diagnostic et d’une mise sous traitement précoce des personnes infectées par le VIH, souligne l’ANRS.
L’insuffisance nutritionnelle n’arrange rien sur l’état de santé du patient. Pour fonctionner de façon satisfaisante, le système immunitaire a besoin d’un apport constant en nutriments. Le Viusid, par exemple, produit par le laboratoire Catalysis (www.catalysis.es) est une préparation qui mérite attention. Elle est composée d’antioxydants, de vitamines, d’oligo-éléments et d’un composant extrait de la racine de réglisse (l’acide glycyrrhizinique) avec des propriétés antivirales. Il est spécialement conçu pour augmenter les défenses immunologiques.
Brune a demandé son avis à René Olivier, secrétaire général de la Fondation mondiale recherche et prévention sida, du Professeur Luc Montagnier.
Brune : Comment la prise de médicaments visant à augmenter les défenses immunitaires peut-elle aider les malades du sida ?
René Olivier : Une personne infectée par le VIH, un virus responsable d’immunodéficience humaine, présente très rapidement dans son organisme un processus d’oxydation moléculaire appelé stress oxydant ou stress oxydatif. Ce phénomène existe dans toute infection, même la plus banale.
Lors d’une infection, les mitochondries, des organites que l’on retrouve à l’intérieur de chaque cellule de l’organisme, produisent ce qu’on appelle des radicaux libres, des molécules très réactives susceptibles de dégrader germes bactériens et viraux. Une fois les germes dégradés, la production de radicaux libres diminue et l’excès des radicaux libres produit est neutralisé par des molécules anti-radicalaires (ou antioxydants).
Dans le contexte de l’infection par le VIH, la persistance du virus dans l’organisme stimule la production de radicaux libres en excès, qui finissent par s’attaquer à toutes les molécules constitutives des cellules de l’organisme. Cela aboutit à la dégradation de leurs fonctions, y compris pour les cellules du système immunitaire. on observe ainsi la dégradation des fonctions anti-radicalaires qui ne sont plus là pour neutraliser les radicaux libres.
Les fonctions anti-radicalaires sont alimentées par les antioxydants, un certain nombre de molécules issues principalement de l’alimentation, comme les vitamines ou les oligo-éléments. Ces fonctions peuvent être restaurées en apportant au malade des compléments alimentaires correctement choisis, contenant les antioxydants. On restaure et on protège ainsi les fonctions des cellules de l’organisme et par là, celles du système immunitaire.