Archive pour la catégorie ‘Brune santé’

Moustiquaires antipaludiques

Jeudi 17 décembre 2009

Au Burkina Faso, une personne sur trois arrête d’utiliser les moustiquaires antipaludiques au bout de six mois. Bien que ces voiles imprégnées d’insecticide demeurent le meilleur moyen de lutte contre le paludisme, une équipe de chercheurs qui a travaillé sur place pendant trois ans dans le village de Soumousso a compris pourquoi. En effet, leur utilisation quotidienne dans des maisons de petite taille pose problème. Les habitants sont obligés de les enlever la journée pour vivre normalement et cuisiner sans risque d’incendie. Ils ont pu également constater une confusion sur les modes de transmission de la maladie.

Il faudrait donc rendre ces moustiquaires plus pratiques à utiliser dans un contexte familial, mais aussi mieux informer la population sur les risques et les modes de transmission du paludisme qui tue 15000 personnes par an, essentiellement des enfants de moins de 5 ans.  Le Burkina Faso voit les moustiques devenir de plus en plus résistants aux insecticides utilisés pour la production de coton. Le gouvernement, qui a du s’adapter, prévoit de distribuer 6,6 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides différents de ceux utilisés actuellement.

Préservatifs top niveau

Jeudi 17 décembre 2009

Depuis 1998, une norme européenne est obligatoire pour l’ensemble des préservatifs vendus dans les pays de l’Union Européenne. Elle est est reconnaissable par les deux lettres CE apposées sur l’emballage.

En Suisse, le sceau de qualité OK/NE 600 1996 signifie que le préservatif satisfait l’ordonnance sur les produits médicaux et aux normes les plus strictes au monde. Pour l’obtention de ce label, chaque lot de préservatifs est soumis au contrôle édicté par le règlement de l’association Label de qualité pour préservatifs. La surveillance de ce contrôle est dirigée par le LFEM à Saint-Gall.

Plus rigoureuse sur les contrôles de qualité que la norme européenne, elle apporte un supplément  de sécurité pour les consommateurs. Il est donc préférable de choisir les marques qui ont souscrit à cette démarche.

En dehors de l’Europe, chaque pays est libre de fixer ou non une norme de fabrication des préservatifs et d’en définir les modalités. En cas de voyage à l’étranger, le plus sûr est d’emporter avec soi sa marque préférée, estampillée sous la norme CE, en respectant bien les précautions de stockage.

Matériau de base des préservatifs, le latex n’aime pas la chaleur qui peut modifier sa structure.  Laisser une boîte de préservatif en plein soleil est donc fortement déconseillé. De même, le vieillissement est préjudiciable à la qualité du préservatif. Des dates limite d’utilisation figurent sur les emballages, il faut impérativement les respecter.

Les conditions de stockage peuvent également altérer son efficacité. Un préservatif qui traîne depuis des jours ou des semaines au fond d’une poche ou d’un sac doit être jeté. Des pliages multiples, le contact répété avec des pièces de monnaie, des clefs ou autre objet peut aussi percer l’emballage et provoquer des microdéchirures du latex, invisibles à l’oeil nu.

Le problème de l’insuffisance nutritionnelle des malades atteints du VIH

Dimanche 25 octobre 2009

L’affaiblissement des défenses immunitaires joue à lui seul un rôle majeur dans le risque de survenue des cancers chez les patients séropositifs, selon une étude française portant sur le cas de plus de 50 000 patients suivis entre 1998 et 2006. “Plus le déficit immunitaire est prononcé et plus le risque de cancers augmente, ceci de façon indépendante des autres facteurs de risques”, selon un groupe de chercheurs soutenu par l’Agence nationale française de recherche sur le sida (ANRS).

Cela plaide en faveur d’un diagnostic et d’une mise sous traitement précoce des personnes infectées par le VIH, souligne l’ANRS.

L’insuffisance nutritionnelle n’arrange rien sur l’état de santé du patient. Pour fonctionner de façon satisfaisante, le système immunitaire a besoin d’un apport constant en nutriments. Le Viusid, par exemple, produit par le laboratoire Catalysis (www.catalysis.es) est une préparation qui mérite attention. Elle est composée d’antioxydants, de vitamines, d’oligo-éléments et d’un composant extrait de la racine de réglisse (l’acide glycyrrhizinique) avec des propriétés antivirales. Il est spécialement conçu pour augmenter les défenses immunologiques.

Brune a demandé son avis à René Olivier, secrétaire général de la Fondation mondiale recherche et prévention sida, du Professeur Luc Montagnier.

Brune : Comment la prise de médicaments visant à augmenter les défenses immunitaires peut-elle aider les malades du sida ?

René Olivier : Une personne infectée par le VIH, un virus responsable d’immunodéficience humaine, présente très rapidement dans son organisme un processus d’oxydation moléculaire appelé stress oxydant ou stress oxydatif. Ce phénomène existe dans toute infection, même la plus banale.

Lors d’une infection, les mitochondries, des organites que l’on retrouve à l’intérieur de chaque cellule de l’organisme, produisent ce qu’on appelle des radicaux libres, des molécules très réactives susceptibles de dégrader germes bactériens et viraux. Une fois les germes dégradés, la production de radicaux libres diminue et l’excès des radicaux libres produit est neutralisé par des molécules anti-radicalaires (ou antioxydants).

Dans le contexte de l’infection par le VIH, la persistance du virus dans l’organisme stimule la production de radicaux libres en excès, qui finissent par s’attaquer à toutes les molécules constitutives des cellules de l’organisme. Cela aboutit à la dégradation de leurs fonctions, y compris pour les cellules du système immunitaire. on observe ainsi la dégradation des fonctions anti-radicalaires qui ne sont plus là pour neutraliser les radicaux libres.

Les fonctions anti-radicalaires sont alimentées par les antioxydants, un certain nombre de molécules issues principalement de l’alimentation, comme les vitamines ou les oligo-éléments. Ces fonctions peuvent être restaurées en apportant au malade des compléments alimentaires correctement choisis, contenant les antioxydants. On restaure et on protège ainsi les fonctions des cellules de l’organisme et par là, celles du système immunitaire.

Talons hauts, mauvais dos

Dimanche 25 octobre 2009

On se doutait bien que le port de talons haut ne pouvait pas être bénéfique pour la santé. Une étude réalisée par l’Institut de recherches sur le vieillissement de l’Hebrew SeniorLife de Boston, aux Etats-Unis, a montré que 64% des femmes ainsi chaussées souffraient de vives douleurs aux pieds. Et le risque  de douleur s’accroit lorsque la cambrure de la chaussure ne soutient pas assez le pied et que la semelle, trop fine, ne protège pas la plante des chocs. Par ailleurs le port de sandales à talons altère la marche et peut créer des problèmes aux hanches, aux chevilles et aux pieds. Les douleurs liées à ce type de chaussure font partie des 20 raisons les plus fréquentes qui conduisent à consulter un médecin.

Un milliard d’Africains

Dimanche 4 octobre 2009

Le Bureau de référence des populations, une ONG basée à Washington, vient de publier conjointement avec l’Agence des Etats-Unis pour l’aide internationale (USAID), les conclusions des dernières recherches effectuées en matière de populations.  Il en ressort que le continent africain compte désormais un milliard d’habitants et que chaque année cette population augmente de 24 millions.

Les prévisions laissent supposer que le chiffre de 2 milliards d’Africains sera atteint en 2050. Le continent possédant le plus fort taux de natalité au monde et les plus fortes projections de croissance de population. Si un ralentissement de cette progression s’est manifesté dans les pays d’ Afrique du Nord, comme la Tunisie et l’Egypte, ce n’est pas encore le cas en Afrique subsaharienne, où les femmes ont encore plus d’enfants que partout ailleurs. Alors qu’une moyenne de 2,6 enfants par foyer est constatée dans le reste du monde, en zone subsaharienne on est proche des 5,3; le Niger ayant une moyenne plus élevée avec un moyenne de 7,4 enfant/mère.  Par ailleurs, tandis que dans le monde 62% des femmes mariées en âge de procréer ont accès à la contraception, elles ne sont que 28% à utiliser ce droit en Afrique.

Il apparaît enfin que la population d’Afrique subsaharienne est la plus jeune sur terre, et cela depuis des décennies. En 1950 par exemple, 9% des jeunes de la population mondiale étaient originaires d’Afrique; en 2050, ce chiffre atteindra les 29%.

Enfants africains

Agricultrices et réchauffement climatique

Dimanche 4 octobre 2009

Selon un rapport de l’Union pour la conservation de la nature, les femmes seraient beaucoup plus affectées par les changements climatiques que les hommes, ainsi que par les catastrophes naturelles, en raison de leur inégalité économique et sociale.

Une étude sur les désastres intervenus dans quelques 41 pays montre que les femmes et les enfants ont 14 fois plus de risques de décéder au cours de cataclysmes. Défavorisées face à l’adversité, les femmes restent pourtant des acteurs économiques importants. en effet de récentes statistiques tendent à prouver que les paysannes sont les premiers producteurs d’aliments au monde. La Fondation pour le sommet mondial des femmes a même souligné que les agricultrices produisaient plus de la moitié de toutes les denrées agricoles destinées à l’alimentation. Un pourcentage qui atteint 80% en Afrique et 60% en Asie.

Cependant, les programmes de formation mis en place en faveur des agricultrices restent nettement insuffisants et très peu de chose à été fait pour aider ces dernières à prendre en compte les données induites par les changements climatiques, qui pourraient avoir un impact majeur sur leur production.

Les riches plus atteintes par le VIH/SIDA

Dimanche 4 octobre 2009

Les femmes des foyers les plus aisés de Côte d’voire sont plus infectées par le VIH/SIDA que celles des milieux défavorisés et 8,8% d’entre elles sont contaminées, contre 3,6% chez les plus pauvres. C’est ce qu’il ressort d’une étude diligentée par le ministère ivoirien  de la Lutte contre le sida et réalisée par l’Institut National des Statistiques (INS), entre août 2005 et décembre 2006. Cette étude portait sur une tranche de population âgée de 15 à 49 ans et composée d’un échantillon de 5772 femmes et 5148 hommes.

Les résultats de ce rapport sont inquiétants car il est habituel de considérer que l’accès à un certain niveau de vie et à des moyens pécuniaires pouvait légitimement déboucher sur un meilleur accès à l’information. Ainsi il apparaît que le taux d’infection chez les femmes pauvres a légèrement régressé, passant de 3,8% en 2002 à 3,6% en 2005-2006.

Pour le psychologue Serge Irié-Bi, enseignant à l’université d’Abidjan-Cocody, cité par l’agence de presse IPS : “Cette forte sero-prévalence dans les milieux nantis s’expliquerait  par la propension de ces personnes à se soustraire aux normes sociales et à peu s’intéresser à l’information”. En outre, d’autres modes de contamination, non sexuels, seraient également évoqués : l’utilisation de matériels tranchants non stérilisés dans les salons de coiffure et d’esthétique où sont pratiqués manucure et pédicure. A noter, au grand regret du Docteur Nous Coulibaly, directeur technique à l’INS, que deux femmes sur cinq et qu’un homme sur quatre en Côte d’Ivoire ne sait pas que le préservatif est le meilleur moyen de prévention contre le VIH.

vih-sida

Alerte médicamenteuse !

Mercredi 2 septembre 2009

De plus en plus de produits soi-disant miracles circulent sur internet, promettant amaigrissement spectaculaire et fonte des graisses en un temps record. La grande majorité de ces allégations est fausse et, à la place de la fonte promise, il n’y a que celle du porte-monnaie.

Si ces gélules et crèmes sont seulement inefficaces, certaines en revanche, sont dangereuses pour la santé. Tout récemment, les autorités sanitaires des Etats-Unis et du Canada ont ordonné l’arrêt de la consommation de compléments alimentaires de la marque Hydroxicut TM et leur retrait du marché. En effet, des effets indésirables ont été observés et proviendraient certainement d’ingrédients et d’extraits végétaux à dosages susceptibles de produire des actions négatives sur la santé. En France la commercialisation de la marque Hydroxicut TM n’est pas autorisée, mais elle reste accessible via le web. La plus grande prudence est donc recommandée.