La nouvelle vient de tomber : le prix Nobel de la paix a été attribué ce matin au président américain Barack Obama “pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples »a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.
Si la surprise est de taille, la décision aura rarement été aussi juste.
Car Barack Obama est sans conteste un président totalement inédit dans un monde où les conflits et leur gestion prennent le pas sur l’humain et ses droits les plus fondamentaux.
Inédit, en effet car déclarer lors d’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité que : “Nous ne devons jamais cesser nos efforts avant de voir le jour où les armes nucléaires auront été éliminées de la surface de la Terre” ne manque pas de courage dans un monde aussi cynique !
De même que vouloir relancer le processus de paix isralo-palestinien ou décider de fermer la très controversée prison de Guantanamo, où sont encore détenues 223 personnes, ne manque pas non plus d’optimisme et de détermination !
Certes, me direz-vous : le Président des Etats-Unis reste toutefois confronté à deux conflits majeurs: en Irak mais surtout en Afghanistan, où la situation se dégrade au point que d’évoquer un nouveau Vietnam, mais à la lecture de son discours prononcé au Ghana (à lire en intégralité sur le blog de Brune), on peut croire qu’avec Barack Obama, une nouvelle ère est en marche, où les puissants de ce monde auront à cœur le respect de tous les peuples mais par le développement et non par la coercition.
Le prix lui sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).
