Moustiquaires antipaludiques

Au Burkina Faso, une personne sur trois arrête d’utiliser les moustiquaires antipaludiques au bout de six mois. Bien que ces voiles imprégnées d’insecticide demeurent le meilleur moyen de lutte contre le paludisme, une équipe de chercheurs qui a travaillé sur place pendant trois ans dans le village de Soumousso a compris pourquoi. En effet, leur utilisation quotidienne dans des maisons de petite taille pose problème. Les habitants sont obligés de les enlever la journée pour vivre normalement et cuisiner sans risque d’incendie. Ils ont pu également constater une confusion sur les modes de transmission de la maladie.

Il faudrait donc rendre ces moustiquaires plus pratiques à utiliser dans un contexte familial, mais aussi mieux informer la population sur les risques et les modes de transmission du paludisme qui tue 15000 personnes par an, essentiellement des enfants de moins de 5 ans.  Le Burkina Faso voit les moustiques devenir de plus en plus résistants aux insecticides utilisés pour la production de coton. Le gouvernement, qui a du s’adapter, prévoit de distribuer 6,6 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides différents de ceux utilisés actuellement.

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